Présentation de JM Leblanc
Référent technique, Solidarités
Témoignage de Fabrice Mauléon
professeur à l'Escem
expert en Développement durable et RSE
Témoignage de Thierry Rombout, directeur du cabinet Dynamys
et président du CFSE (comité française de secours aux enfants)
Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre cabinet ?
Le
cabinet Dynamys propose des solutions d’accompagnement aux structures
recherchant une expérience dans la conduite de projets au sein
d’associations (à caractère social, médico-social, pédagogique, etc), de
collectivités territoriales, d’entreprises de l’économie sociale &
solidaire. Nous intervenons en conseils en organisation, management et
développement, management de transition, évaluation interne et externe
des établissements sociaux et médico sociaux… Pour nous une organisation
saine repose sur plusieurs principes :
• être au service d’un projet défini
• être au service de l’Homme dans une vision ajustée de son environnement
• et respecter les 3 axes de management : Subsidiarité, Solidarité et Bien commun.
Qu’appréciez-vous dans la formation dispensée par l’institut Pedro de Béthencourt
L’institut
a la spécificité de former les managers du social et de l’humanitaire
dans toutes les dimensions de la personne. Il est demandé beaucoup en
termes d’investissement personnel dans la formation et on interroge
souvent les valeurs éthiques. Le sens de la responsabilité est éveillé
par des mises en situation et par des formateurs qui sont, eux-mêmes en
situation de responsabilité. J’ai eu l’occasion d’accueillir des
stagiaires et d’embaucher deux étudiants. J’ai été très impressionné par
leur faculté d’adaptation, par leur capacité à naviguer du conceptuel
au pratique et par leur sens du service.
Lancement des bureaux d'études.
Nelson Bindarye va accompagner dans les deux mois qui viennent les étudiants de M2 dans la gestion de projet au profit de 6 ONG partenaires de l'institut Pedro de Béthencourt.
en savoir plus : voir la video ci-dessous.
Conférence du père Jean-Marie Petitclerc
« Apprenons à nous connaître »
Hier soir (6 octobre) l’Ircom accueillait Jean-Marie Petitclerc pour une conférence sur le thème de « l’accueil de la diversité dans l’éducation ». Prêtre salésien, éducateur spécialisé et sociologue, Jean-Marie Petitclerc poursuit depuis plus de 30 ans la mission de Don Bosco auprès des la jeunesse des banlieues notamment de Paris (Chanteloup les Vignes) et de Lyon (Demi-Lune).
La famille, l’école, la rue sont autant d’ambiances culturelles différentes qui rendent nécessaire la transmission de repères. Pour une génération trop souvent prisonnière du carcan de la délinquance, le regard de l’adulte est primordial. Avec les membres de l’association Valdocco, JM. Petitclerc intervient dans « la culture de l’entre jeunes » en cultivant un lien de confiance entre éducateurs et adolescents. Les activités scolaires proposées aux jeunes leurs permettent d’être en contact avec un même éducateur chargé d’accompagner l’enfant et de créer le lien entre les autres adultes qu’il côtoie. La réussite de l’éducation se joue sur la qualité de la relation. On observe de fait que la violence observée dans les banlieues découle le plus souvent d’une « faillite de l’accompagnement ». En effet, le jeune a besoin d’un adulte qui l’entraîne hors de l’indifférenciation qui caractérise l’enfance. Celui-ci va prendre conscience que sa différence n’en fait pas moins un sujet à part entière de la société.
Comment accueillir la différence des autres ? La différence fait peur et peut entraîner un comportement violent. Inscrire la différence dans une relation horizontale permet à chacun de trouver en l’autre une même dignité humaine, des différences et similitudes enrichissantes et salvatrices. Accueillir cette différence dans la convivialité et la paix facilite l’insertion de ces jeunes. JM. Petitclerc insiste sur l’urgence des institutions éducatives à travailler pour l’accueil de cette diversité. Alors jusqu’où sommes-nous capables de bousculer nos modes de fonctionnement ? Il apparait indispensable pour gérer cette diversité de se mettre d’accord sur des règles de vivre ensemble afin qu’« amour et loi se conjuguent ».
Pour ne pas être responsable de l’indifférence et du mal-vivre dont souffrent une grande partie de la jeunesse, cultivons notre devoir de fraternité. Préférer le respect de la personne à une tolérance malsaine des actes, préférer la connaissance à l’indifférence nous permettra tous d’accueillir cette diversité et de s’en réjouir.
Anne Laure Serey
Ircom - Institut Albert le Grand